Mont Parnès: à deux pas d’Athènes

Tout le monde connait Athènes, de près ou de loin. Au pire, nous avons tous vu au moins une fois dans la vie une photo de l’Acropole dans des livres scolaires. Athènes possède un richissime héritage culturel, architectural et historique. La ville vaut sans doute une visite pour admirer les monuments les plus connus mais pas uniquement. Pour les amateurs de la nature comme moi, même dans cette métropole gigantesque il existe une voie de secour.

Entourée de 4 montagnes (Aegialée, Hymette, Pentélique et Parnès), la ville a de quoi offrir à ceux qui cherchent un bol d’air frais durant leur découverte urbaine. Ne serait-ce que pour une journée.

Mont Parnès (Πάρνηθα), un massif montagneux dont le sommet principal se situe seulement à 40 km au nord d’Athènes, est une destination idéale. Une heure de voiture depuis le centre-ville et nous voilà dans le parc national du Parnès largement recouvert de forêts de sapins, de pins et de chênes. Le parc abrite des nombreuses espèces de plantes, d’animaux et d’oiseaux et les rares chanceux peuvent même observer le cerf élaphe qui n’existe pas ailleurs en Grèce.  La première partie du massif et celle la plus proche d’Athènes a pourtant une apparence bien triste. En 2007, elle a été ravagée par un important incendie presumé de nature criminel et la nature n’a pas encore repris ces droits ici. La terre privée de végetation et parsemée de troncs d’arbres secs, quelques condtructions déplacées et laissées à l’abandon, tout cela donne au paysage un aspect post-apocalyptique et surréaliste. Bon endroit pour sensibiliser les gens à l’impact de l’étre humain sur son environnement.

Heureusement, cette première partie passée, nous nous retrouvons dans une forêt riche et en pleine santé. Le parc national offre un large choix d’itinéraires de randonnées qui varient en fonction de dénivelé, distance et difficulté. Arrivés sur place un peu tard dans la matinée, nous avons choisi pour nous un chemin court vers Limiko (Λοιμικό ) qui exige à peu près 4 heures de marche en aller-retour. De dénivelé modeste (indulgent), ce parcours est plutôt une légère promenade qu’un exploit sportif, je l’avoue. Mais ceci ne lui enlève pas son charme pour autant. Les parties ombragées et les clairières se succèdent, la végetation change au cours de route, le type de terrain aussi, ce chemin est donc tout sauf monotone. Protegé en tant que parc national, cet endroit est privé de tout genre de constructions sauf peut-être quelque refuges. La coupure avec la civilization est assurée. Néanmoins, nous ne risquons pas de nous perdre. Le chemin est très bien balisé et nous trouvons sans difficulté notre destination, la tour de Limiko (Πύργος Λημικού ). Batie bien avant l’etablissement du parc  national, la tour a servi de point strategique d’observation aux anciens grecs donnant la vue à 360 dégrées sur les vallées et les montagnes environnantes. Depuis le haut de la tour, nous aussi profitons de cette vue panoramique, du calme absolut et de notre petit picnic dont nous assurerons bien évidemment de ne pas laisser des traces.

Au retour, pour changer, nous optons pour une piste plus large, destinée aux voitures, qui  passe en doublon de notre chemin de l’aller. Un peu plus longue et tortueuse, elle est aussi sauvage que le chemin pédestre. Un petit effort supplémentaire pour la montée et après deux heures de marche nous revenons à notre point de départ sans avoir croisé une seule voiture.

Rien ne reveille l’apetit mieux qu’une bonne balade et l’air pur, c’est bien connu, et nous nous concedons une petite pause gourmande dans le refuge de Bafi (Καταφύγιο Μπάφι ). Comme nous a fièrement précisé une employée à l’accueil, le refuge est ouvert toute l’année, les jours feriés et fêtes religeuses inclus, ce qui devrait signifier un certain succès de cet endroit auprès du public. En tout cas, un bon répas simple et copieux sur une superbe terrasse avec une vue magnifique sur les montagnes est un excellent reconfort après une journée de marche. Une escapade nature bien reussie! Difficile à croire qu’on n’est  que à quelques pas d’Athènes.

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